
..." autant demander au pape d'avouer avoir rompu son voeux de chasteté " (L'oeil du prince)
J'ai jadis coécrit avec François Reynaert, devenu depuis chroniqueur au Nouvel Observateur, un ouvrage définitif sur les rapports entre l'État et les religions. « Sur la terre comme au ciel » avait été conçu en 1989, lorsque deux fillettes prétendant porter un foulard pour assister aux cours d'une école publique avaient involontairement déclenché un débat politico éthique qui n'est toujours pas clos.
Même si ce livre n'a pas eu le succès mondial qu'il méritait, il m'autorise néanmoins à me poser en expert de la question religieuse et donc à commenter après tant d'autres la démission pontificale.
Il s'agit incontestablement d'un événement rare auquel notre génération aura eu le privilège d'assister. Je n'en estime pas pour autant, contrairement à ce que j'ai lu ou entendu, qu'il s'agisse d'un événement historique. Pas plus que ne l'a été l'exhibition des seins de la duchesse de Cambridge ou la récente abdication de la reine Beatrix. Ni les nichons de « Kate », ni le départ à la retraite de la souveraine des Pays Bas, ni celui du souverain du Vatican ne me paraissent en effet être de nature à changer le cours de l'histoire du monde. Et encore moins le quotidien de ceux qui y vivent..(...)
La renonciation (renuntiatio en latin) de Benoît XVI m'amène pourtant à me poser cette simple question : Quelle est aujourd'hui l'utilité du pape et, surtout, pourquoi jouit-il du statut de chef d'état ?.(...)
Nouvelle naissance pour mon roman " Le boucher de Guelma ". Les éditions Gallimard éditent en effet dans leur collection Folio Policier ce roman paru en 2007 au Seuil. J'y raconte l'histoire de Maurice Fabre, sous-préfet en Algérie pendant l'insurrection de mai 1945 et confronté au hasard d'un voyage de tourisme à la mémoire de sa participation active à la répression menée contre les nationalistes algériens soixante ans plus tôt.
Parmi la profusion de films, émissions radio et livres que suscite le cinquantenaire de la fin de la guerre d'Algérie, j'ai choisi de présenter le roman de Lilian Bathelot Kabylie Twist. D'abord parce que son auteur est un ami s mais surtout parce que j'ai aimé son bouquin. Lilian Bathelot qui s'y connaissait en guerre d'Algérie autant que moi en biologie moléculaire est parvenu à me captiver et, plus fort encore, à me faire réfléchir.
(JT du OFF" de Montpellier)
Voici une interview fort intéressante de Francis Zamponi. L'auteur parle notamment de la manière dont il est passé de l'écriture d'ouvrages docu- mentaires et journalistiques à la fabrication de romans, de l'importance et de l'usage du "réel" dans ses fictions. Francis Zamponi dit également l'interrogation principale qui l'a mené à écrire des romans dont la fiction se déroule dans le contexte de la guerre d'Algérie : comment des anciens résistants, des fonctionnaires, des institutions et des politiques ont pu si vite oublier les leçons de la période de l'occupation nazie, et ne pas se pas se poser de questions face à l'usage de la torture, des camps, des "pouvoirs spéciaux" et l'abandon de la liberté de la presse... L'interview est conduite par Raymond Alcovère et est réalisée par Jean-Pascal Girou en collaboration avec le "JT du OFF" de Montpellier.

Photos Paul Coudsi